📅 Samedi 1er novembre 2025
📍 Liévin – Hauts-de-France
🏁 61 km / 981 m D+ / 7h49 / 378e sur 602
Le Grand Trail Nocturne des Hauts-de-France (GTN) est un événement incontournable de fin de saison pour les amateurs de trail. Chaque année en novembre, le départ est donné depuis l’Arena Stade Couvert de Liévin, un lieu emblématique de l’athlétisme français. L’ambiance y est toujours particulière : mélange de tension, d’excitation et de fraîcheur automnale… sans oublier la nuit qui tombe tôt, rendant l’expérience encore plus immersive.
Pour cette édition, un point a cependant fait grincer quelques dents :
👉 l’annonce tardive de la tenue officielle du trail, confirmée seulement début septembre pour une course programmée le 1er novembre. Deux mois pour préparer un événement aussi exigeant, ce n’est pas forcément l’idéal, surtout pour les distances les plus longues.L’organisation proposait plusieurs formats :
- 🏃 61 km
- 🏃 36 km
- 🏃 28 km
- 🏃 16 km
Et pour les marcheurs :
- 🚶 36 km
- 🚶 16 km
J’ai choisi de me lancer sur le 61 km, pour un tarif de 32 €, particulièrement raisonnable pour un trail de cette distance.
Le parcours est vraiment réussi : une alternance de bitume, de chemins agricoles, de sentiers forestiers et de passages dans différentes communes. On traverse des zones variées, parfois boueuses, parfois roulantes, parfois techniques, et on découvre au passage le patrimoine local sous un autre angle, entre bois, champs et petites routes.
Je vous invite à découvrir mon récit de course ci-dessous.
Un départ attendu sous un ciel capricieux
Le Grand Trail Nocturne des Hauts-de-France, c’est une aventure qui commence bien avant la ligne de départ. Nous étions sur place dès 10h30 à Liévin, le temps de récupérer nos dossards et de grignoter une salade de pâtes avant le départ.
Le ciel était encore gris, les chemins trempés par les pluies des jours précédents, mais la météo semblait nous offrir une accalmie bienvenue : un peu de soleil, plus de pluie, et un froid sec qui laissait présager de bonnes conditions pour courir.
Des premiers kilomètres compliqués
Le départ à 13h a été un peu laborieux : longue attente, pas assez échauffé, et surtout un départ trop rapide. Le cardio est vite monté, il m’a fallu plusieurs kilomètres pour retrouver un rythme plus stable.
Mais petit à petit, la machine s’est mise en route. Malgré la boue omniprésente, les sentiers glissants, les troncs d’arbres à enjamber et les passages où courir relevait presque du défi, les sensations se sont installées.
Une course de gestion et de mental
C’était ma plus longue distance à ce jour. Aucun plan spécifique, juste l’expérience des précédents trails (jusqu’à 46 km) et une bonne dose de motivation.
Mon objectif était simple : terminer, si possible entre 7h et 8h, et c’est exactement ce que j’ai fait avec 7h49 au chrono. Le classement (378e/602) passe au second plan : ce genre de course, c’est surtout un combat intérieur, entre la fatigue, le froid et les doutes.
Des hauts, des bas… et un second souffle
Comme souvent sur ces longues distances, les émotions ont joué au yo-yo.
Il y a eu des moments où je me suis demandé “qu’est-ce que je fais là ?”, et d’autres où je me sentais invincible.
Un second souffle après le ravito du 42e km m’a permis de regagner quelques places et de finir plus fort mentalement.
Seul bémol : une mauvaise gestion de ma frontale. Allumée à pleine puissance trop tôt, elle m’a lâché sur la fin, et j’ai terminé les 5 derniers kilomètres avec seulement 100 lumens… heureusement, les lampes des autres coureurs m’ont bien aidé !
Nutrition & hydratation : un vrai test grandeur nature
Côté nutrition, j’ai suivi une stratégie assez stricte au départ :
- Malto Overstim’s 3 jours avant la course
- Salade de pâtes avant le départ
- Preworkout Runfinity 30 min avant la course
- Puis un mix de gels Baouw, TA Energy, compotes Decathlon, pâtes de fruits et boisson isotonique Näak, pour viser 65 g de glucides/heure.
Le plan a bien tenu… jusqu’aux derniers kilomètres, où l’envie de manger devient plus difficile à gérer. Heureusement, les sandwichs des ravitos m’ont permis de recharger un peu l’énergie manquante.
Matériel
- 👟 Mizuno Mujin 10
- 🎒 Sac Kiprun 15L
- 💡 Lampe frontale Petzl
- ⌚ Garmin Forerunner 955 Solar
Ce que je retiens
➡️ Il faut augmenter le volume d’entraînement progressivement pour aborder sereinement ce genre de distance.
➡️ La gestion de la lumière est un point à ne pas négliger.
➡️ Et surtout : même sans plan spécifique, le mental fait une énorme différence.
Ce trail m’a prouvé que je pouvais aller plus loin. C’était dur, très dur parfois, mais je n’ai rien lâché.
Et maintenant ?
Repos complet cette semaine, les jambes tirent encore, même cinq jours après.
Un peu de rouleau de massage, du stretching léger, et je reprendrai tranquillement l’entraînement la semaine prochaine.
Prochain rendez-vous : l’Urban Trail Nocturne de Boulogne-sur-Mer (21 km) à la fin du mois. Un nouveau défi, mais aussi un week-end en famille bien mérité sur la côte <3
